
L'esport est devenu un secteur en forte croissance, où des joueurs professionnels gagnent des millions en gains et en partenariats. Son niveau de compétition exige des joueurs qu'ils apprennent et progressent vite, ce qui ne s'obtient qu'avec un entraînement et un accompagnement efficaces. Une stratégie pédagogique que Valor Esports a empruntée au sport et à l'éducation est celle du « je fais, nous faisons, tu fais ». Dans cet article, nous verrons comment un enseignant esport peut l'utiliser pour améliorer la performance de l'équipe et les compétences des joueurs.
Qu'est-ce que la stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » ?
« Je fais, nous faisons, tu fais » est une stratégie pédagogique structurée qui se déroule en trois temps d'apprentissage. Le premier, « je fais », voit l'enseignant montrer comment réaliser une tâche ou résoudre un problème. Le deuxième, « nous faisons », réunit l'enseignant et les élèves pour réaliser la tâche ou résoudre le problème ensemble. Le dernier, « tu fais », voit les élèves appliquer seuls les compétences acquises pour réaliser la tâche ou résoudre le problème.
La stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » repose sur la notion d'étayage : l'enseignant apporte un soutien pour aider les élèves à apprendre et à développer leurs compétences. L'étayage leur permet de construire progressivement leurs connaissances et leur confiance, jusqu'à l'autonomie.

« Le modèle de libération progressive » : un outil extrêmement utile pour un enseignant esport. Source : Stacey Shubitz, de Two Writing Teachers
Comment utiliser la stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » dans l'esport ?
L'esport est une activité collective, où la communication et le travail d'équipe sont essentiels à la réussite. La stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » s'applique à l'esport de plusieurs façons, pour améliorer la performance de l'équipe et les compétences des joueurs.
1. L'analyse des parties
Au stade « je fais », l'enseignant esport montre comment analyser une partie pour identifier les forces, les faiblesses et les axes de progression. Il peut utiliser des outils comme un logiciel d'analyse vidéo pour revoir les parties, puis transmettre ses retours aux joueurs.
Ensuite, au stade « nous faisons », l'enseignant et l'équipe analysent souvent les parties ensemble et repèrent les points à améliorer. Le coach peut guider l'équipe pour identifier les schémas et les stratégies adverses, et l'équipe peut proposer des idées pour les contrer.
Enfin, au stade « tu fais », l'équipe est capable d'appliquer seule ce qu'elle a appris pour analyser ses parties et préparer ses stratégies pour les prochains matchs. Cela renforce sa capacité à s'adapter à des adversaires et à des situations variées, et donc sa performance.
2. Le travail des compétences
D'abord, au stade « je fais », le coach montre comment exécuter des gestes précis : la visée, les déplacements, la prise de décision. Il explique le raisonnement qui les sous-tend et donne des exemples d'application en jeu.
Ensuite, au stade « nous faisons », le coach et l'équipe travaillent ensemble ces compétences dans des situations de jeu simulées. Le coach donne son retour sur la performance de l'équipe et la guide pour progresser.
Enfin, au stade « tu fais », l'équipe travaille seule en match réel ce qu'elle a appris. Cela renforce sa capacité à exécuter ces gestes sous pression et dans des situations variées.
3. Le travail de la communication
Au stade « je fais », le coach montre comment communiquer efficacement avec l'équipe pendant la partie. Il explique l'importance d'une communication claire et concise et donne des exemples de communication efficace.
Ensuite, au stade « nous faisons », le coach et l'équipe travaillent ensemble des compétences comme les call-outs, le timing et les échanges stratégiques lors de parties simulées. Le coach peut alors donner son retour sur la communication de l'équipe, la guider pour l'améliorer et indiquer ce qu'il faut travailler ensuite.
Puis, au stade « tu fais », l'équipe applique seule en match réel les compétences de communication acquises. Cela renforce sa capacité à se coordonner et à travailler ensemble efficacement, et donc sa performance.
4. La construction des stratégies
Au stade « je fais », le coach peut montrer comment élaborer des stratégies efficaces pour différentes situations de jeu. Il peut expliquer le raisonnement qui les sous-tend et donner des exemples d'application en match.
Au stade « nous faisons », le coach et l'équipe peuvent construire et affiner des stratégies ensemble. Le coach peut guider l'équipe pour identifier forces et faiblesses et bâtir des contre-stratégies efficaces.
Enfin, au stade « tu fais », l'équipe applique seule en match réel les stratégies apprises. Cela renforce sa capacité à s'adapter à des adversaires et à des situations variées, et donc sa performance.
Les bénéfices de la stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » dans l'esport
Utiliser la stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » dans l'esport apporte plusieurs bénéfices :
- Une meilleure performance collective : l'approche structurée du « je fais, nous faisons, tu fais » aide les équipes à développer leurs compétences et à travailler ensemble efficacement. Elle se traduit donc par de meilleurs résultats.
- Des compétences individuelles renforcées : l'attention portée au développement des compétences aide chaque joueur à progresser. La performance globale de l'équipe s'en trouve améliorée, en particulier sur le plan mécanique.
- Une meilleure communication : la place accordée à la communication dans la stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » renforce la capacité de l'équipe à se coordonner et à travailler ensemble efficacement.
- Une plus grande capacité d'adaptation : l'attention portée à la construction des stratégies dans « je fais, nous faisons, tu fais » aide les équipes à s'adapter à des adversaires et à des situations variées, avec de meilleures performances à la clé.
Questions fréquentes
Q : La stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » peut-elle servir à l'entraînement individuel ?
R : Oui, la stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » est également utile en entraînement individuel. L'enseignant esport montre comment exécuter des gestes précis et travaille avec le joueur pour les répéter dans des situations de jeu simulées. Il peut ensuite l'encourager à les appliquer seul en match réel.
Q : Comment adapter la stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » à différents jeux ?
R : La stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » s'adapte à différents jeux en se concentrant sur les compétences et les stratégies propres à chacun. L'enseignant esport montre comment exécuter les gestes et bâtir des stratégies efficaces. L'équipe travaille ensuite ensemble pour les répéter et les appliquer en match.
Q : Comment intégrer la stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » à la routine d'entraînement d'une équipe ?
R : La stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » s'intègre à la routine habituelle en l'incorporant aux séances d'entraînement et aux débriefs de parties. L'enseignant esport montre des gestes et des stratégies précis pendant les séances, puis l'équipe travaille ensemble pour les appliquer en parties simulées. Après chaque match, l'équipe revoit la partie pour repérer les axes de progrès et bâtir des stratégies efficaces pour les rencontres suivantes.
Conclusion
En conclusion, la stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » est un outil précieux pour améliorer la performance de l'équipe et les compétences des joueurs dans l'esport. En proposant un cadre structuré d'apprentissage, elle aide les équipes à développer leur communication, leur coordination et leur réflexion stratégique. De plus, en découpant l'apprentissage en trois temps, les joueurs assimilent efficacement de nouvelles compétences et de nouvelles stratégies, et les transposent plus vite en situation de match.
Les coachs peuvent adapter la stratégie « je fais, nous faisons, tu fais » aux besoins particuliers de leur équipe. En se concentrant sur les compétences et les stratégies, ils développent les capacités de leurs joueurs et renforcent l'efficacité du collectif.